Benoît Monguillon a toujours été captivé par les travaux et les chantiers. Et il en a fait son métier, en devenant responsable du terrassement au Cires (Centre industriel de regroupement, d'entreposage et de stockage).
"Mais où est passé Benoît ?" Au fil des ans, ses proche sont appris à ne plus s'inquiéter de le perdre lors d'une promenade, lorsqu'il croise un chantier. "C’est plus fort que moi : quand je vois des travaux, le temps s’arrête. Je veux comprendre ce qu’on y construit, comment on procède", déclare Benoît Monguillon.
Rares sont ceux qui gardent intacte leur passion d’enfance et qui, comme Benoît, ont la chance d’en faire leur métier. "Lors de mes études, j’ai toujours été stimulé quand cela devenait concret", relate-t-il.
Après un bac G (commerce et gestion), il part en apprentissage Maçonnerie et taille de pierre. Survient alors un hasard heureux : "La responsable d’une agence d’intérim m’a conseillé de suivre une formation de chef de chantier, ce que j’ai fait." Sa voie était tracée. Il travaille dix ans chez Bouygues à Strasbourg en génie civil, où il participe, entre autres, à la construction du musée d’Art moderne, de logements et de bâtiments industriels, puis, dans l’Aube, à la construction des bâtiments du Cires de l’Andra.
Du génie civil au terrassement
Après deux ans sur ce dernier chantier, il candidate à l’Andra comme responsable terrassement du Cires. "Ce n’était pas mon métier, puisque j’étais dans le génie civil, mais la base reste la même, à savoir l’organisation et la gestion de travaux", souligne-t-il. Dédié à sa création, en 2003, au stockage des déchets de très faible activité, le Cires assure également depuis 2012 le regroupement, le tri-traitement et l’entreposage de déchets radioactifs issus notamment d’activités non électronucléaires. Le site a ainsi beaucoup changé au fil du temps. "En vingt ans, j’ai suivi les travaux sur des chantiers extrêmement variés, de la construction de nouveaux bâtiments aux alvéoles de stockage avec leurs évolutions et à des aménagements divers", résume Benoît.
« Chacun à notre niveau, nous participons à la réalisation d'un ouvrage... »
Un seul ennemi, Chronos !
Chaque chantier est unique : "Nous devons faire face aux imprévus : l’orage qui empêche d’avancer, la machine qui tombe en panne, des problèmes d’effectifs…" Un métier qui suscite pas mal d’adrénaline, et ce n’est pas pour lui déplaire. "J’aime cette énergie. Mon seul ennemi, c’est Chronos !"
Trente ans après ses débuts, le temps passé sur le terrain est toujours celui qu’il préfère, tout comme les échanges avec les équipes. "S’il y a une difficulté, je ne dis jamais "Débrouillez-vous !", mais "Quelle solution pourrions-nous trouver ensemble ?"." Et de poursuivre : "Chacun à notre niveau, nous participons à la réalisation d’un ouvrage…"