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Femme et scientifique : une ingénieure de l'Andra raconte son parcours

Les filles sont encore minoritaires dans les formations et les métiers scientifiques et technologiques. A l'occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, le 8 mars dernier, rencontre avec Elvina Blot, ingénieure d'exploitation aux Centres industriels de l'Andra dans l'Aube.

En quoi consiste ton travail ?

Au Centre de stockage de l'Aube, je gère l'activité industrielle de la prise en charge des colis de déchets radioactifs de faible et moyenne activité principalement à vie courte. Il s'agit de planifier les activités et de m'assurer de la qualité de la prestation d'exploitation vis-à-vis notamment des engagements pris avec l'Autorité de sûreté nucléaire et de la protection de l'environnement. 

Quelle formation as-tu ?

Après un Bac S spécialité Maths, j'ai fait une classe préparatoire Maths-Physique-Chimie-Sciences de l'ingénieur puis l'Ecole des Mines de Nantes spécialité Nucléaire. Avant de travailler à l'Andra, j'étais ingénieure dans le secteur du démantèlement.

Au cours de ta formation ou de ton parcours professionnel, as-tu connu des freins, en tant que femme ?

Je suis issue d'une famille qui m'a laissée libre de suivre ma propre voie et de faire mes choix. J'ai été élevée de la même façon que mes cinq frères et nous sommes tous aujourd'hui orientés vers des métiers scientifiques. Même si dans mon parcours, j'ai essentiellement travaillé avec des équipes masculines, je n'ai pas rencontré de réelles difficultés.

Qu'apportent les femmes à la science selon toi ?

Pour moi, la question de la différence hommes/femmes ne se pose pas dans les sciences. Le cerveau scientifique n'est pas plus féminin que masculin.

Aurais-tu un conseil à donner à des filles qui hésiteraient à suivre des études scientifiques ?

Ne pas se laisser influencer par les stéréotypes que véhiculent la société, les médias. Suivre son propre chemin, ses envies et ses objectifs !

 

 

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