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L’Andra partage son expertise

Si chaque pays est responsable de la gestion de ses déchets radioactifs, la réflexion à l’international est nécessaire pour progresser sur cette problématique complexe. L’Andra y participe activement. Objectif : contribuer à une gestion responsable et durable des déchets radioactifs dans le monde, partager son savoir-faire à l’international et nourrir sa réflexion… comme celle de ses homologues. Les explications de Daniel Delort, responsable du service des relations internationales de l’Andra.

Quelle est la place de l’Andra au sein des grandes instances internationales ?

Daniel Delort, responsable, Relations internationales

L’Andra siège au sein des commissions dédiées aux déchets radioactifs de l’AEN et de l’AIEA. Les instances internationales sont des lieux privilégiés d’information, de partage de connaissances, et de réflexions. L’Andra participe aux groupes de travail, comités et évènements qu’elles animent sur des questions qui peuvent être scientifiques, technologiques, sociétales. L’AEN a par exemple animé un travail très important sur la réversibilité du stockage de déchets radioactifs auquel nous avons fortement contribué.

 

Dans quel objectif l’Andra s’y implique-t-elle ?

Il s’agit d’élaborer ensemble une vision partagée des solutions de gestion et de promouvoir les standards internationaux. Les problématiques et les risques associés aux déchets radioactifs dépassent les frontières.

Il est indispensable de créer du consensus sur les bonnes pratiques et les attitudes responsables liées à la gestion de ces déchets. À travers notre participation, nous partageons nos positions et notre expérience pour en faire bénéficier les autres pays. Mais le retour d’expérience des pays étrangers au sein de ces instances nourrit et accélère également nos propres réflexions.

 

En dehors de ces deux instances, comment collaborez-vous avec les autres pays ?

Signature d'un accord de partenariat entre l'Andra et le BGE (Allemagne) en 2018

Il y a une véritable émulation à l’international. Les échanges – programmes de recherche, groupes de réflexion, séminaires – sont essentiels pour avancer et s’enrichir mutuellement. Nous avons signé à ce jour une vingtaine d’accords de coopération bilatéraux ou multipartites avec les principales agences ou organismes nationaux. C’est le cas par exemple avec Enresa, notre homologue espagnol, sur la gestion des déchets en surface, ou encore avec les Belges et les Suisses sur la fermeture des stockages.

Nous avons aussi un accord de coopération avec l’Allemagne qui relance son projet de stockage géologique profond, après une longue période d’arrêt de ses recherches. Comment vont-ils reprendre le dialogue avec la population et mettre à jour leurs connaissances ? Voilà des challenges très intéressants et très enrichissants pour nous. Nous avons également des affinités avec l’Angleterre qui développe beaucoup d’outils technologiques de tri ou de traitement des déchets.

 

Comment la gestion française des déchets radioactifs est-elle perçue à l’international ?

ICGR 2016 : conférence internationale sur le stockage géologique

La France est l’un des pays les plus avancés dans la gestion de ses déchets radioactifs. Notre modèle est observé à l’international. Beaucoup de pays qui démarrent leur programme électronucléaire font d’ailleurs appel à l’Andra, parfois dans le cadre de l’AIEA, pour les accompagner dans la mise en place d’une politique de gestion de leurs déchets radioactifs : je pense à l’Égypte, l’Arabie saoudite, la Turquie, notamment. Des accords de coopération nous permettent d’aider ces pays à travers des visites de nos installations ou des formations. Nous avons par exemple beaucoup collaboré avec la Corée du Sud, la Hongrie, ou l’Espagne par le passé. Depuis, ces pays adoptent des stratégies proches des nôtres.

Nous développons également une offre commerciale avec des États qui nous interrogent sur des questions précises : définition et mise en place d’une agence de gestion des déchets, concept de stockage, radioprotection… Nous participons et organisons des colloques internationaux, des conférences, etc. Autant d’échanges très constructifs qui contribuent au partage du savoir-faire de l’Andra à l’international.

 

 

Des évènements qui fédèrent la communauté internationale

Tout au long de l’année, des évènements internationaux permettent aux acteurs scientifiques et institutionnels de partager leurs connaissances autour de la gestion des déchets radioactifs. L’Andra participe aux grandes conférences que sont Waste Management (WM), la conférence internationale sur le stockage géologique (ICGR), mais aussi à des évènements plus ciblés et thématiques.

La participation de l’Agence est destinée à présenter et expliquer ses concepts et résultats, mais aussi à confronter ceux-ci aux approches de ses homologues. Elle vise également à faire progresser sa propre réflexion et à valoriser son savoir-faire. En 2021, l’Andra organisera, à Nancy, la Clay Conference (évènement scientifique mondial sur les milieux et matériaux argileux).

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