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Le projet Acaci

Le projet Acaci (Augmentation de la CApacité du CIres) vise à augmenter la capacité de stockage autorisée des déchets de très faible activité (TFA) du Centre industriel de regroupement, d'entreposage et de stockage, le Cires, sans augmenter l'emprise de la surface de stockage existante du site.

Les trois tranches de stockage du Cires

Pourquoi le projet Acaci ?

A fin 2020, le Cires avait atteint environ 63 % de sa capacité de stockage autorisée de 650 000 m3. Au regard des prévisions de livraisons de déchets TFA annoncées par les producteurs pour les années à venir, le centre devrait atteindre cette capacité totale de stockage autour de 2028/2029.

Dans le même temps, selon l'Inventaire national des matières et déchets radioactifs publié par l'Andra, entre 2 100 000 m3 et 2 300 000 m3 de déchets TFA devraient être produits d'ici 2050-2060.

Dans sa configuration actuelle, le Cires ne suffira pas pour stocker ces volumes à venir. Des solutions de gestion complémentaires sont donc à l'étude actuellement. La solution à moyen terme consiste à augmenter la capacité de stockage autorisée du Cires, sans faire évoluer l'emprise actuelle de la zone de stockage et tout en conservant son niveau de sûreté.

Une augmentation de capacité possible grâce à des optimisations du stockage

Ce projet, intitulé Acaci pour Augmentation de la CApacité du CIres, est envisageable grâce aux optimisations du stockage mises en oeuvre au Cires depuis plusieurs années. Des adaptations de la conception des alvéoles et des dispositions de stockage ont ainsi été réalisées, dans un seul objectif : économiser la ressource rare qu'est le stockage.

Ainsi à la mise en service du Cires en 2003, les alvéoles de stockage des déchets de très faible activité mesuraient 80 m de longueur et pouvaient contenir 10 000 m3 de déchets. Deux alvéoles étaient construites l'une derrière l'autre et étaient séparées d'une route.

A partir de 2007, des alvéoles de 176 m de longueur sont construites. Cela représente deux alvéoles l'une derrière l'autre plus la route. La capacité d'une alvéole passe alors à 25 000 m3.

En 2010, un raidissement des pentes et un approfondissement des alvéoles permettent d'atteindre le stockage de 27 000 m3 de déchets TFA par alvéole.

En 2016, une nouvelle optimisation est mise en oeuvre. Elle consiste en une surélévation de la hauteur de la partie supérieure du stockage (c'est-à-dire la partie au-dessus du niveau du sol). Les alvéoles ont maintenant une capacité de stockage d'environ 30 000 m3.

 

Explications en image :

Design alvéoles

 

 

650 000 M3 stockés sur 2 des 3 zones initialement prévues

Concrètement, ces optimisations successives ont permis d'économiser plus de 50 % de la surface initialement prévue pour accueillir les 650 000 m3 de déchets TFA de la capacité de stockage autorisée. Seules deux zones sur les trois prévues seront utilisées d'ici à 2028/2029.

La troisième zone, appelée tranche 3, reste donc libre et permettrait de prendre en charge entre 250 000 et 300 000 m3 de déchets TFA supplémentaires, soit au total plus de 900 000 m3 sur le Cires à superficie égale.

 

les 3 tranches de stockage du Cires

Ainsi, l'Andra souhaite aménager cette tranche 3 pour l'exploiter une fois la tranche 2 remplie de déchets. Cela donnerait une dizaine voire quinzaine d'années de capacité de stockage supplémentaires et aurait pour avantage de laisser plus de temps pour évaluer, en parallèle, la pertinence d'autres solutions de gestion des déchets TFA, qu'il s'agisse de la construction d'un nouveau centre pour lequel l'Andra mène des études pour la recherche d'un site sur le territoire de la communauté de communes de Vendeuvre-Soulaines, ou du stockage d'une partie des déchets sur leurs sites de production ou encore du recyclage dans la filière nucléaire d'une partie des déchets TFA, en particulier les déchets métalliques.

 

Pour en savoir + :

Futurs déchets de très faible activité : quelles solutions de prise en charge ?

 

ACACI : un projet inscrit dans la stratégie nationale de gestion des déchets radioactifs

L'Andra travaille activement sur le projet Acaci depuis 2018. En effet, le Plan National de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs (PNGMDR) 2016-2018 (4e édition) acte que, s'il est possible techniquement d'augmenter la capacité volumique et radiologique du Cires pour une même emprise au sol, alors l'Andra devra déposer une demande d'augmentation de la capacité autorisée au moins 6 ans avant la saturation prévue du centre, soit en 2022 (saturation estimée en 2028/2029).

Le projet Acaci va ainsi faire l'objet d'études approfondies et d'une procédure réglementaire, propre à toute installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE), qui devront répondre à différents enjeux industriels, techniques, environnementaux et de dialogue avec les parties prenantes, dont le public, afin de poursuivre l'exploitation du Cires dans des conditions optimales.

Dans ce cadre, l'Andra a décidé, conformément à la politique de dialogue et d'ouverture à la société, d'engager volontairement une concertation préalable afin d'échanger avec le public sur tous les sujets se rapportant au projet Acaci. Cette concertation préalable se tiendra du 5 mai au 9 juin 2021. 

Retrouvez toutes les informations sur la concertation préalable dans le cadre du projet Acaci sur le site dédié aux concertations de l'Andra

 

Le calendrier du projet Acaci

 

Report de la période de la concertation préalable

Suite aux nouvelles mesures gouvernementales, la concertation préalable, prévue initialement à partir du 7 avril, est reportée du 5 mai au 9 juin 2021. En fonction de l'évolution de la situation sanitaire, les réunions publiques seront en présentiel et/ou en distanciel. Les modalités de participation seront précisées dès le 26 avril sur le site des concertations de l'Andra.

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